Ateliers Prospective – Vieillissement de la population dans l’Oise

Retrouvez ci-dessous les éléments du second webinaire organisé par Oise les-Vallées le 26 novembre 2021.

L’objectif de ce webinaire :

Se projeter et échanger sur les enjeux du vieillissement pour l’habitat, l’aménagement et l’équipement des villes et des territoires.

Ont été invités à prendre part à ce moment d’échanges, des représentants de :

Conseil départemental de l’Oise

Agence pour l’Amélioration de l’Habitat – Direction départementale des territoires

Agence Hauts de France 2020-2040

Agence Départementale d’Information sur le Logement

Union Régionale de l’Habitat

Bailleurs sociaux

Action Logement

Syndicat Mixte des Transports de l’Oise

Comme pour les autres ateliers « Prospective », toutes les collectivités adhérentes et l’ensemble des partenaires de Oise-les-Vallées ont été invités.

TOUS NOS REMERCIEMENTS AUX CONTRIBUTEURS DE L’ATELIER

VIVRE PLUS LONGTEMPS : SOMMES-NOUS PRETS ?!…

« La majorité des personnes âgées vieillissent dans de bonnes conditions d’autonomie.
Seuls 8% des plus de 60 ans sont dépendants et c’est le cas d’1 personne de plus de 85 ans sur 5 (20%). L’âge moyen de perte d’autonomie est de 83 ans  [1]. »
Site du Ministère des solidarités et de la santé

Vieillir signifie tout d’abord vivre plus longtemps : en moyenne, nous avons, en France, gagné 16 ans de vie supplémentaires par rapport à 1950…

Le vieillissement constitue donc un potentiel, de vie, de partage, tant pour chaque personne que pour la société et ne doit pas être réduit au sujet de la dépendance, de la maladie, de l’invalidité, cela, bien que soient classées dans la même catégorie les adaptations liées au vieillissement et celles liées au handicap, parce qu’elles ont en commun, dans le cas de la dépendance, les contraintes dues à la mobilité réduite…

Les aides facilitant le maintien à domicile se développent. Parallèlement et, pour répondre à la pluralité des situations et l’évolution des aspirations, les offres d’habitat se diversifient, tant du côté des aides publiques, avec les résidences autonomie, intergénérationnelles, l’habitat inclusif, que du côté des solutions privées, avec la conception de chalets adaptés, voire médicalisés sur la parcelle familiale…

Toutefois, l’ampleur quantitative actuelle et à venir du phénomène et l’augmentation potentielle du nombre de personnes dépendantes et confrontées à des maladies liées à l’âge questionnent l’action publique dans de nombreux domaines, tant sociaux-médicaux, que de l’habitat, de l’accès aux services et aux espaces publics.

Cet atelier s’intéresse surtout aux évolutions quantitatives à venir de la population et des ménages de l’après 75 ans, en apportant des repères sur les réponses apportées aux besoins des personnes âgées, dans les domaines de l’habitat, de la ville et des territoires.

60 000 personnes de 75 ans et + habitent l’Oise aujourd’hui, ils sont chaque année 900 personnes de plus.

D’ici à 2040 [2], leur nombre pourraient évoluer au rythme accru de 3 000 personnes par an pour dépasser 120 000, soit le double d’aujourd’hui.

Sommes-nous prêts, dans l’Oise et dans ses territoires, pour répondre d’une part à la hausse quantitative de la population dépendante et d’autre part aux besoins multiples des personnes âgées ?

[1] Précision : âge moyen de la perte d’autonomie, non pas calculé sur la totalité des tranches âgées, mais sur ceux ayant perdu l’autonomie.

[2] D’après l’exploitation par Oise-les-vallées de l’outil de projection Omphale 2013-2050 – Insee

PREMIER TEMPS DE L’ATELIER

Support n°1 – Scénarios d’évolution de la population et des ménages âgés dans l’Oise
par Laurence BIVILLE – Oise-les-Vallées

Support n°2 Les enjeux du vieillissement sur l’habitat et les territoires
par Stéphane HUMBERT – Agence Hauts de France – Collège prospective

Support n°3 – Le service Bien vieillir chez soi, les aides pour l’adaptation de l’habitat privé
par Véronique VINCENT et Bertrand SACAZE – CD 60

COMBIEN DE PERSONNES ET DE MENAGES EN 2040 ?
QUELS ENJEUX ? QUELLES OFFRES DEPARTEMENTALES POUR S’Y PREPARER ?

En 2040, l’Oise pourrait compter 126 000 personnes de 75 ans et +, dont 47 000 de 85 ans et +, soit le double d’aujourd’hui, suite à une augmentation beaucoup plus rapide qu’actuellement. [1]

Combien de personnes dépendantes sont à attendre dans l’avenir dans l’Oise ?
Aujourd’hui, selon le Ministère des Solidarités et de la Santé, 1 personne sur 5 âgée de 85 ans et + serait en situation de dépendance, ce qui, appliqué à l’Oise, correspondrait potentiellement et a minima à 4 000 personnes aujourd’hui, plus de 9 000 personnes en 2040, 12 000 en 2050.
L’ensemble des Hauts-de-France s’attend à une hausse de la dépendance. Seraient concernées aujourd’hui plus de 50 000 personnes dépendantes dans la région ; elles pourraient être plus de 250 000 en 2050. [2]

Parmi les enjeux liés au vieillissement mis en exergue par l’Agence Hauts-de-France, l’accompagnement des seniors dépendants  se posera encore plus dans l’avenir. S’il se fait aujourd’hui avec l’aide de l’entourage dans 86% des cas, dans l’avenir, les aidants devront être suppléés. En effet, le nombre de seniors augmentant plus vite que les accompagnants potentiels, 9 300 emplois pourraient être ainsi à créer d’ici à 2030, majoritairement pour l’aide à domicile.
La poursuite des activités, que celles-ci soient professionnelles, associatives, électives, sportives, retarde la dépendance.
Concernant l’offre de soins de santé, des territoires dits « à enjeux », plus ou moins élevés, ont été identifiés par l’ARS dans des secteurs géographiques sous-dotés en médecins spécialistes auxquels pourraient avoir besoin de recourir la population âgée en hausse dans ces territoires.
La maîtrise inégale du numérique par les personnes âgées et l’amélioration de l’accès aux services numériques constitue un autre enjeu.
Par ailleurs, face au vieillissement, l’aménagement de la ville est en questionnement complet. La sur-représentation des seniors dans les accidents de piétons témoigne des améliorations à apporter, par les aménagements, les trottoirs adaptés, le mobilier urbain, pour qu’il soit plus aisé de marcher dans la ville et de s’y poser si besoin.
Enfin, le vieillissement, en contribuant à une hausse plus importante des ménages que de la population, va contribuer fortement la hausse des besoins en logements.

A l’instar de la population, le nombre de ménages de 75 ans et + devrait doubler d’ici à 2040, passant de 40 000 à 80 000. Il en est de même pour les ménages de 85 ans et +[3].

L’Oise compte 2 600 places en résidence autonomie et 6 300 places en EHPAD, une offre départementale relativement élevée comparée à la région et au niveau national. [4]
Malgré cela, la quasi-totalité des ménages habitent à domicile.
L’adaptation du parc existant constitue donc un défi.

Concernant l’offre nouvelle d’habitat adapté aux personnes âgées, l’habitat inclusif se démarque de l’offre traditionnelle :
« L’habitat inclusif constitue une forme « d’habiter » complémentaire au domicile (logement ordinaire) et à l’accueil en établissement (hébergement). Il s’agit de petits ensembles de logements indépendants, caractérisés par la volonté de ses habitants de vivre ensemble et par des espaces de vie individuelle associés à des espaces de vie partagée, dans un environnement adapté et sécurisé. »
Source : Caisse Nationale de solidarité pour l’autonomie

[1] D’après l’exploitation par OLV du fichier Omphale, Insee. Cf. diaporama « Scénarios d’évolution de la population et des ménages âgés dans l’Oise ».
[2] Insee, Drees, Modèle de projection des personnes âgées dépendantes – (cf. diaporama « Les enjeux du vieillissement sur l’habitat et les territoires »)
[3] D’après l’exploitation par OLV du fichier Omphale, Insee. Cf. diaporama « Scénarios d’évolution de la population et des ménages âgés dans l’Oise ».
[4] Sources : DREES, Finess, SAE, 2017.  Cf. Diaporama « Quantifier l’offre et les aides d’habitat adapté »

TEMPS D’ECHANGE
AUTOUR DE QUESTIONS ET DE PISTES PROPOSEES PAR L’EPFLO
ET DES ELUS ET LES COMPLEMENTS DU CD 60 SUR L’HABITAT INCLUSIF 

En quoi le vieillissement de la population génère-t-il des besoins quantitatifs en logements ?

Le sujet de la « vie en solo » et le choix de vivre seul, comme un nouveau modèle, dans la population comme chez les personnes âgées ?

Le besoin de logements spécifiques pour les seniors doit-il être une priorité ?

Les logements « abandonnés » par les seniors, un stock en devenir ?

Quel financement possible pour l’étude de la mise en place d’un béguinage ?

Concernant l’habitat inclusif, Mme Vincent insiste à la fois sur la petite échelle des programmes d’habitat inclusif ainsi que sur le mode de vie lié à l’habitat inclusif, intégrant des espaces de partage.

DEUXIEME TEMPS DE L’ATELIER

Support n°4 – Quantifier l’offre et les aides d’habitat adapté,
par Laurence BIVILLE – Oise-les-Vallées

Support n°5 – L’action du mouvement HLM en faveur du vieillissement
par Alexia DIVE – Union Régionale de l’Habitat

QUELLES AIDES, QUELLES ACTIONS SONT MOBILISEES POUR L’ADAPTATION
DES LOGEMENTS DANS LES PARCS PRIVE ET PUBLIC ?

Suite à des soucis techniques, l’intervention par l’Union Régionale de l’Habitat n’a pas pu avoir lieu.

L’objectif initial de ce 2e temps d’atelier était de tenter d’avancer sur les questions suivantes :
Combien de logements seront « à adapter » dans l’avenir au sein du parc existant ?…
Et quel seront les besoins en logements adaptés dans la construction neuve et les offres d’habitat nouvelles ? …

Mais les travaux préparatoires à l’atelier ont buté sur ces questions préalables :

Combien de logements sont « adaptés » aujourd’hui, dans chacun des parcs public et privé ?
Il n’existe pas de réponse toute faite, en premier lieu, car les adaptations au vieillissement ou au handicap sont multiples : sanitaires, logement de plain-pied, largeur des portes et des circulations intérieures, domotique, services spécifiques…
Pour aller même plus loin, un habitat adapté ne supposerait il pas aussi un accès facilité aux services environnants ?…
Lorsqu’un logement fait l’objet d’une aide publique pour l’adaptation au vieillissement ou au handicap, l’intervention peut porter sur les sanitaires, ainsi que sur d’autres aspects encore.
Une fois que les sanitaires sont devenues accessibles, adaptés, le logement est-il pour autant adapté ?…
Le premier constat est que la quantification du stock de logements adaptés, a fortiori par type ou niveau d’adaptation, n’apparaît pas aisée.
Il en est de même de la quantification de logements adaptés dans la construction neuve.
En revanche, il est possible de connaître le nombre de logements dans l’Oise ayant fait l’objet ces dernières années d’une aide publique pour l’adaptation[1], par l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH), le Conseil départemental et Action Logement :

ANAH- 617 logements (120 logements / an) ont bénéficié d’une aide pour l’adaptation autonomie [2] entre 2017 et 2021.

Action Logement- 644 bénéficiaires dans le cadre du Plan d’investissement volontaire de 2019 à fév. 2021.

CD 60- 435 logements aidés au titre de l’autonomie entre 2015 et 2020, dans le cadre du dispositif « MAD » Maintien à domicile, aide en complément de l’ANAH.

Dans de nombreux cas, ces aides se cumulent pour un même logement, contribuant à la solvabilisation des bénéficiaires.
L’augmentation attendue des ménages âgés (bien que tous n’aient pas besoin d’adaptation dans leur logement) annonce un accroissement des demandes d’aides pour l’adaptation autonomie.
Rappelons que l’adaptation autonomie est un besoin, parmi d’autres nombreux besoins d’amélioration du parc de logements existants, dans l’Oise comme au niveau national, dont la rénovation énergétique, une priorité des politiques publiques d’amélioration de l’habitat.

Je suis âgé, mon logement devient compliqué à vivre, je souhaite en changer est-ce facile ? Quels sont mes attentes ? …

LE POINT DE VUE D’UNE HABITANTE

Le témoignage de Jacqueline

Jacqueline, 75 ans, habite à Creil une maison qui devient, avec l’âge, contraignante à entretenir. Depuis plusieurs années, elle recherche un logement à Creil, où elle entretient une vie sociale et associative, proche des commerces, services, de la gare, de l’aéroport… Mais ses recherches n’ont pas abouti. Ni dans l’ancien, ni dans le neuf, les prix sont très élevés, pour des surfaces réduites et des prestations attendues souvent absentes, comme la présence d’une terrasse ou même d’un balcon, ou encore des aménagements intérieurs restant à réaliser et qui s’ajoutent aux coûts d’acquisition. Un logement exigu ne lui permettrait pas d’accueillir ses enfants, en séjour chez elle. Aspirant au partage, elle a par ailleurs suivi la piste de l’habitat participatif dans le Creillois, mais cette piste non plus n’a pas abouti.
Finalement, elle envisage de rester dans sa maison et, afin d’anticiper sur une période de moins grande mobilité ou des éventuels problèmes de santé, de réaliser des travaux qui permettraient dans l’avenir une vie de plain-pied.
Elle constate : « Plus on vieillit, moins on se décide à bouger… »

[1] Sources : ANAH, Action Logement, CD 60. Cf. « Quantifier l’offre et les aides d’habitat adapté » et « Le service Bien vieillir chez soi, les aides pour l’adaptation de l’habitat privé »
[2] Adaptation autonomie seule ou avec autre intervention : traitement de l’habitat dégradé/indigne ou autonomie/économie d’énergie (HM primés « Sérénité »/Agilité).

TEMPS D’ECHANGE
dont M. Dehaudt – ADIL, Mme Lavalette – CD60

On répond aux besoins multiples des personnes âgées par une offre formatée de T1 et T2.

L’opération programmée sur la friche STRADAL à Saint-Leu-d’Esserent est un contre-exemple et propose au contraire des grands logements permettant notamment aux personnes de conserver une partie de leurs meubles.

Ce n’est pas qu’une question de petitesse des structures, c’est la question du parcours résidentiel, qui met en jeu de nombreux critères subjectifs, émotionnels… « Sous prétexte du vieillissement, il y a une assignation à résidence ».  Une partie de la vie des ménages âgés se concrétise en éléments mobiliers dont ils ne veulent pas se séparer. Le besoin d’accueillir les enfants chez soi est un autre aspect important. Certaines résidences prévoient des possibilités de chambres d’amis, d’espaces, qui ne font pas partie intégrante du logement (M. Dehaudt)

Il faut de l’imagination pour envisager une palette de nouvelles formes d’habitat. Tout le monde ne doit pas être traité de la même façon. Il faut aussi tenir compte des situations économiques, il existe de nombreux retraités pauvres, en situation de précarité. (Mme Lavalette)

CONCLUSION

Le défi de l’action publique pour demain est de répondre au vieillissement de la population en tant que phénomène démographique mais aussi sociétal, la tranche large des seniors étant amenée à dépasser le statut de « tranche d’âge en marge » de la population.
De plus, on l’a vu, c’est aussi et peut-être avant tout de répondre à des besoins au plus près du « vécu » des personnes.
Les notions de seniors, de « retraite » enferment plus d’1 million de personnes en France dans des étiquettes souvent stigmatisantes. Ce n’est pas nouveau. L’essai de Simone de Beauvoir publié en 1970 va même plus loin dans le décryptage des représentations collectives méprisantes et les peurs non rationnelles qui s’expriment sur le sujet de la vieillesse.
C’est accentué aujourd’hui par la part grandissante du jeunisme, la tendance à opposer les générations, notamment au travers de ce qu’on appelle « l’agisme », qui consiste à considérer une personne selon son âge et qui vise particulièrement, dans certains mouvements, les baby boomers rendus responsables des dégâts environnementaux sur la planète.
Face à l’ampleur des évolutions démographiques à venir liées au vieillissement, pourrait évoluer la vision productiviste de la société, qui consiste à considérer les uns comme des actifs productifs et les autres comme une charge improductive. Ne s’agit-il pas moins de production à assurer que de rôle à jouer, pour chacun, selon ses compétences, ses possibilités, ses acquis de l’expérience ?…

Le doublement des personnes et des ménages de 75 ans et plus d’ici à 2040 induira une évolution de la représentation quantitative des tranches âgées au sein de la population de l’Oise qui (malgré un taux de natalité demeurant plus élevé dans le département qu’au niveau national) voit sa population âgée augmenter à un rythme beaucoup plus rapide que celui des jeunes générations.
L’indice de vieillissement (calculé sur la tranche des 65 ans et +) fait apparaître que l’Oise compte aujourd’hui 63 personnes de 65 ans et + pour 100 personnes de moins de 20 ans.
En 2050, l’indice de vieillissement pourrait être de 124 personnes de 65 ans et + pour 100 jeunes de moins de 20 ans, ce qui signifie que la population âgée sera plus nombreuse que les jeunes.
Le vieillissement de la population induira un bouleversement du rapport quantitatif entre générations qui se retrouvera inversé et qui posera, notamment, la question du partage des rôles dans une société.
Dans ce domaine, les aînés ont des rôles essentiels à jouer. L’action publique peut et pourra s’appuyer sur le potentiel que constitue sur le vieillissement de la population, en termes d’implication collective, de transmission, d’apprentissage, de partage des services rendus…
A l’opposé du cliché des personnes âgées dépendantes (et malgré la réalité de la dépendance, qui mérite autant l’attention de l’action publique que la solidarité de tous), nombreuses sont déjà les personnes âgées qui aident leur entourage familial, leur voisinage, et s’investissent dans la collectivité, les associations.

Demain…Toutes les villes, tous les espaces publics, tous les territoires seront adaptés aux multiples besoins liés au vieillissement…
Tous les ménages qui en ont besoin vivront dans un habitat adapté…
Un défi !
Dans les domaines de l’urbanisme et de l’habitat, relever ce défi suppose de répondre au spectre large des besoins allant de l’adaptation « légère » des logements à des logements complètement aménagés et adaptés à la dépendance, voire médicalisés, et comprenant aussi l’accessibilité aux services et la praticabilité des espaces publics.
La réalité du vieillissement mérite une meilleure place dans la planification, l’identification de sites pouvant accueillir des petits programmes d’habitat adapté, d’habitat inclusif, afin de diffuser l’offre dans les centres-villes et les bourgs et permettre aux ménages de rester dans leur lieu de vie.
L’habitat inclusif : l’habitat de demain ?
L’habitat inclusif, parce qu’il n’est pas une formule de logement formaté et figé, qu’il intègre services à la personne, vie sociale, espaces partagés… constitue une voie très intéressante qui mérite une observation fine des expériences mises en place dans l’Oise, du vécu des habitants, des réussites, des aspects à améliorer.
Les opérations ainsi réalisées ont un caractère expérimental, elles seront les bases d’un habitat qui se réinventera encore.
Concernant le logement en général, comment améliorer la connaissance statistique, afin de disposer d’un état des lieux d’ensemble sur le parc adapté, selon les différents types d’adaptation et tant pour le parc privé et public ?  … cela, afin de mieux dimensionner et orienter les objectifs qualitatifs et quantitatifs.

En 2040 : un bel horizon pour les personnes vieilles…

  • Parce que les politiques de santé seront devenues des politiques de prévention qui contribueront à entretenir l’activité physique, la mobilité, les pratiques de santé au quotidien et à retarder l’âge de la dépendance…
  • Parce que la notion « d’inclusif» aura gagné tous les pans de l’urbanisme, de la planification…
  • Et surtout parce qu’avec la progression en nombre des personnes âgées, les masses de chevelures blanches se seront banalisées et pourront s’afficher sans honte : une manière de dire que les mentalités auront, de fait, évolué…
  • Qu’on aura compris que nos aînés ont un rôle essentiel : ils ont à nous apprendre ; nous avons à partager avec eux.

Et nous, en tant que futurs aînés, à notre tour, nous transmettrons.

Pour aller plus loin sur….
…l’habitat inclusif et l’aide à la vie partagée (AVP)

En attendant, une campagne de communication par le département début 2022, la mise en place d’un groupe de travail et le recrutement d’une chargée de mission dédiés à l’habitat inclusif, n’hésitez pas à contacter…

Véronique VINCENT
03 44 10 41 37  ou  conferencedesfinanceurs@oise.fr

… ainsi que ces sites Internet:

Site d’information institutionnelle et professionnelle de l’aide à l’autonomie

https://www.cnsa.fr/

Conseil départemental de l’Oise

…le vieillir ensemble

Un excellent document de référence nous a été transmis par Benjamin SAUTJEAU à la suite de ces échanges. Nous le partageons avec vous.

 

 

 

 

 

 

 

 

Récapitulatif des supports diffusés lors de ce webinaire :

Support n°1 – Scénarios d’évolution de la population et des ménages âgés dans l’Oise
par Laurence BIVILLE – Oise-les-Vallées

Support n°2 Les enjeux du vieillissement sur l’habitat et les territoires
par Stéphane HUMBERT – Agence Hauts de France – Collège prospective

Support n°3 – Le service Bien vieillir chez soi, les aides pour l’adaptation de l’habitat privé
par Véronique VINCENT et Bertrand SACAZE – CD 60

Support n°4 – Quantifier l’offre et les aides d’habitat adapté,
par Laurence BIVILLE – Oise-les-Vallées

Support n°5 – L’action du mouvement HLM en faveur du vieillissement
par Alexia DIVE – Union Régionale de l’Habitat