Atlas des Zones d’Activités des vallées de l’Oise

141 Zones d’Activités ont été recensées sur le territoire par l’Atlas des Zones d’Activités (ZA) mis en place par l’Agence d’urbanisme Oise-les-Vallées en 2017 et mis à jour en 2019.

Ces ZA occupent 4 700 hectares, soit une superficie moyenne de 33 ha.
Ce chiffre cache néanmoins des disparités importantes, notamment dans le Beauvaisis où les zones peuvent atteindre plus de 50 ha, alors qu’à l’inverse celles de la Communauté de communes des Lisières de l’Oise peuvent être d’une dizaine d’hectares.
La concentration des emplois est aussi variable selon les zones d’activités : la part des emplois y varie de 34 % (CCLO) à 61% (CC2V, CCPE et ARC), ce qui rend non négligeables les emplois localisés hors des ZA.

Dans cet atlas, chaque zone est classée selon l’activité dominante des entreprises en matière d’effectifs :

  • les zones à dominante commerciale, principalement dédiées au « commerce de détail » et au « commerce et réparation de véhicule » ;
  • les zones à dominante industrielle, principalement dédiées à la « production manufacturière », « la construction » et les activités liées à l’eau, l’électricité, le gaz et les déchets ;
  • les zones à dominante logistique, principalement dédiées aux activités de « transports et entreposage »;
  • les zones à dominante tertiaire, principalement dédiées aux « activités spécialisées scientifiques et techniques », aux entreprises des secteurs « information et communication », « santé et social » ou encore « activité de services administratifs et de soutiens »;
  • les zones mixtes, qui accueillent plusieurs types d’activités sans dominante apparente.

La plateforme de Longueil-Sainte-Marie, devenue Paris Oise Port Intérieur (POPI), constitue l’adresse logistique du Compiégnois et contribue à son rayonnement dans ce domaine.

La classification de cet atlas montre que leur mixité est fréquente, avec un quart des emplois situés dans des ZA mixtes, mais également avec de nombreuses autres ZA accueillant une grande diversité d’entreprises. Les entreprises du secteur de la logistique sont ainsi particulièrement dispersées sur le territoire. Si cette mixité témoigne de l’adaptation des territoires aux mutations économiques à l’oeuvre, elle peut nuire à la visibilité de la spécialisation économique des ZA. Le marketing territorial pourrait contribuer à renforcer la lisibilité du territoire des vallées de l’Oise en matière économique, en affichant une vocation pour les plus grandes ZA, dans une logique de complémentarité, et en qualifiant la demande foncière des entreprises : accessibilité, centralité, grande emprise, techno-tertiaire, etc.

 

Sources :

La réalisation de cet atlas a nécessité l’analyse détaillée du fichier des entreprises SIRENE, qui recense les entreprises et leurs établissements, indique leur adresse, leur activité selon la nomenclature d’activité française (NAF). Un important travail de géolocalisation des entreprises a ensuite été effectué sur la base d’orthophotos et d’exploration par navigation virtuelle (photos géolocalisées, Google Street View) permettant ainsi de situer chaque entreprise sur les cartes.
Enfin, la délimitation des zones d’activités et leur identification nominative ont été fixées à partir du standard du GéoPicardie (2011-2014) qui définit l’emboîtement des différentes échelles des établissements, du phasage foncier, des sites et pôles.

Retrouvez ci-après prochainement en téléchargement l’édition 2019.